PIERRE BOUCHARDLa fermentation solide de matières organiques résiduelles locales par des mycètes de l’estuaire maritime du Saint-Laurent, une synergie innovante pour la production d’enzymes ligninolytiques.

RÉSUMÉ

En 2017, suite à des consultations auprès d’entreprises et d’organismes de recherche, Biopterre et le Cégep de La Pocatière ont proposé la mise en œuvre du Regroupement pour l’innovation fongique (RIF). La programmation du RIF qui a débuté en 2018 a pour mission de développer et d’intégrer les mycotechnologies issues des mycètes filamenteux dans les produits et procédés industriels. C’est dans ce contexte et pour répondre à une volonté du milieu de valoriser davantage les matières résiduelles avec une vision axée sur le développement d’une bioéconomie circulaire durable que le projet intitulé La fermentation solide de matières organiques résiduelles locales par des mycètes de l’estuaire maritime du Saint-Laurent, une synergie innovante pour la production d’enzymes ligninolytiques a été présenté. Concrètement, il s’agit de développer un procédé de biofermentation solide utilisant des souches fongiques isolées de l’estuaire du fleuve Saint-Laurent pour produire des enzymes lignocellulosiques à partir de matières résiduelles à forte teneur en lignines. Il s’agit également d’un prétexte pour revisiter les méthodes de bioprospection, de sélection, de culture et de mise à l’échelle de procédés de biofermentation solide.

BIOGRAPHIE

Suite à une formation collégiale en agroenvironnement, Pierre est directement tombé dans le bain de la recherche appliquée en s’impliquant successivement dans divers organismes puis a joint l’équipe de Biopterre lors de sa création en 2007. La production de champignons et de leurs métabolites d’intérêt à pris progressivement de plus en plus d’espace dans ses intérêts professionnels jusqu’à devenir ses principaux sujets d’étude. La majorité de ses efforts sont maintenant dirigés sur les dynamiques de production d’enzymes ligninolytiques et de pigments. Déterminé à pousser le développement des mycotechnologies d’un cran et afin d’appuyer encore davantage les entreprises dans leur développement, il réalise présentement une maîtrise en biotechnologie appliquée à l’UQAR axée sur la fermentation solide de matières organiques résiduelles locales par des mycètes de l’estuaire maritime du Saint-Laurent.

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